jeudi 6 septembre 2012

Parenthèses

Parce que tôt ou tard, dans un texte ou une discussion, il est d’usage de poser des parenthèses pour enrichir ou enluminer le propos comme on ferait de guirlandes clinquantes un arbre de noël en élastomère made-in-USSR, orné sur son étoile -rouge et or- de l'effigie de Valentina Terechkova, et d’attendrissants  petits spoutniks sonores et clignotants en guise de bouboules. (C'est à ce moment qu'on chante "plaine oh ma plaine" en s’accompagnant à la balalaïka et en s'envoyant de généreuses rasades de Moskovskaya givrée).

Parce qu’il est parfois utile de descendre de son crâne et de marcher tranquillement à côté de son cerveau en le regardant pédaler son petit bonhomme de chemin –petit bonhomme qui a bien du mal à le suivre ce chemin, à force de circonvolutions de contours et de détours qui l’ont mené bien loin de son point de départ, sans aucune certitude quant au point d’arrivé. (Enfin, c’est ce qu’il semble à ce point de la narration – mais il est important pour le narrateur de faire croire à son auditoire qu’il partage son incertitude, afin d’établir cette communion aussi indispensable que Jacob l'est à Delafon).

N’ayons pas peur de le dire : le petit bonhomme de la pensée pédale dans la matière grise comme dans de la semoule à polenta (ou dans la teurgoule, à peu que vous préfériez le sucré au salé et le riz à la semoule. Vous voyez, je suis plutôt arrangeant et, si vous le demandez, je peux même vous ajouter de petits éventails colorés par dessus tout ça).

Donc, tandis que je vous prends, cuillère à la main, dansant le limbo-teurgoule sous les regards exorbités de vos collègues de bureau, agitant en éventails des liasses d’emprunts russes pour ne pas être en reste –des fois que ce soit encore un coup de ce vachard de DRH– me voici à poser ceci dans de fort seyantes parenthèses, soigneusement choisies par mes soins dans le meilleur magasin de parenthèses de la place :

Il était une fois des règles.
C’était évident. On ne peut transgresser ou suivre que s’il existe quelque chose à transgresser ou à suivre.
C’était d’une telle et éclatante évidente évidence que j’étais passé complètement à côté.
Mais, subséquemment, s’il y avait des règles il fallait qu’elles aient été édictées.
Alors...

(Passé cette parenthèse, le fil de la réflexion est interrompu. Prière de descendre de son petit vélo, sous peine de tomber dans le vide du bas de page).  
(Sans rapport, sinon les plumes : Zozios tordus - Nonosse ).

2 commentaires:

  1. HUMMMMMM, le vélocipède et la marche à pied de concert ? Comme le sucré et le salé ?
    Jusqu'ici, on avait évité l'écueil des RÈGLES, c'est à dire l'horreur ET la putréfaction !!!
    Même si une petite incursion avait été faite du côté des dogmes, ceux-ci avaient subi une transformation - linguistique, donc... de sens - pour frôler le domaine du sensitif (rappelons que l'auteur lui-même s'est prêté à faire des gratouillis) qui - enfin, à mon humble avis @0@ - ramenait à des considérations moins éthérées, plus charnelles (car fort loin de la «pierre», comme le disait le Dodo) et plus accessibles au commun des mortels que nous sommes (oui, je sais, il m'arrive de sortir les crocs, mais ce n'est qu'une façon de parler, nullement un état vampiresque ni de la lycanthropie, maintenant, concernant Maître Wakajawaka, je ne peux m'avancer et affirmer que les nuits de pleine lune ne voient pas une certaine métamorphose ^.~ s'opérer, et celui-ci passer à un autre état que celui d'humain, n'est-ce pas ?).

    Donc nous voilà de retour dans le plus que tangible, dans la ligne de conduite à respecter, dans le «falloir» et le «devoir»... AÏE !!!
    Je note quand même que le Maître des lieux, tout en faisant mine de revenir dans le droit chemin de la réflexion (évidence, non-transgression, sémantique appliquée et rigoureuse - qui a parlé de parenthèses ? - pour éviter les digressions...), émaille son raisonnement de métaphores quelques peu fêtardes et... libidineuses http://www.smiley-lol.com/smiley/expressifs/innocents/siffler.gif :D

    Ouf,chassez le naturel, il revient au galop !!! (Tiens, l'équidé est de retour !).
    Bon ,c'est pas tout ça, mais il parait qu'il faut arrêter de pédaler HIHIHI, ce qui me fait penser à ÇA : http://www.wat.tv/audio/supplique-pour-etre-enterre-17ozt_2goi5_.html (--> «... qui fait du pédalo sur la vague en rêvant...»), mais comme je ne peux plus faire du vélo, j'en profite pour disserter à foison, pas de chance :(( !

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  2. Mais du falloir à l'affaloir, je crois qu'il n'y a qu'un pas.
    Qui de chair est esprit, du vampire ou du leu ?
    Les lignes sont plus troubles qu'on ne le crois parfois.
    Et peu de choses certaines, le restent ici bas.
    Ça faire rire les dodos et geindre les émeus.

    Quand à foisonner : foisonne, foisonne !
    C'est toujours une joie ;)

    (Hmmm... le manque de sommeil me ferait divaguer ? A l'instant je me pris à voir des pédalos en forme d'hippocampes ! ).

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