Vous êtes vous déjà demandé ce que ressent une vitrine au moment où elle se prend un pavé ?
Oui ?
Ce n’est rien à côté de la dissonance bigarrée aux senteurs de barbe à papa et de patchouli qui déboula sur des ronflements de cuivres triomphants dignes d’un John Philip Sousa.
Eeeeemmme ?
L’œil dans le ciel cligna encore une fois d’incompréhension puis de colère et de peur avant de s’effondrer dans le néant en pluie de confettis saveur banane.
- Tire toi d’là que j’m’y mette emplumé mondain ! Cacochyme fentascouss’ grisâtre ! A force de serrer les fesses vous faites des œufs en poudre ! Emeux d'mes deux gonades !
Emeux ?
Tandis qu’éclataient des crackers partout à l’entour je reconsidérai ébahi, ma situation.
J’étais assis dans un trône en guimauve, un merlan séché d’une main, un éventail au portrait de Alfred E. Neumann de l’autre.
J’étais nu, avec pour seuls vêtements, une toque en peau de beloutre et un pagne à tentacules qui semblait avoir conservé toute sa motricité et son penchant pour l'exploration cavernicole.
Un joyeux bordel sévissait autour de moi, mais ce qui me stupéfiait le plus était mon interlocuteur. C’était un volatile court sur pattes, à l’œil goguenard, pourvu d’une ridicule touffe de plumes aux couleurs vives en guise de queue et au bec courtaud peint comme une banderole de travaux public.
- Ben alors, faut s’remettre gars c’est pas tous les jours gromanche !
Il y en avait de toutes part, tous à aucun pareil.
- Un dodo ? hoquetais-je, incrédule.
Pour toute réponse, il tira de son haut de forme un barreau de chaise qu'il alluma au feu de mon merlan, ajusta ses lorgnons puis sa redingote et récita d’une voix docte : (à suivre…)
(Musique : John Philip Sousa : Liberty bell March ).
jeudi 2 décembre 2010
mercredi 1 décembre 2010
dénouement : première.
(Une lumière ?)
Un seul point de lumière dans l’obscurité suffit à peupler notre conscience.
Des masses énormes me frôlaient sans que je les distingue, les éons se déchiraient sous mes sens comme si toutes ces mémoires passées, présentes et futures n'étaient que fétus.
Le réel ne semblait avoir d’intensité mesurable dans le monde de la raison.
Une résille bleu pâle colonisait le fond du ciel, m’aspirait.
Cet abîme palpitant était un œil aux dimensions incommensurables : un œil bleu métallique dont les frange se perdaient dans le néant.
Il y eu ce son grêle tandis que ma conscience basculait dans sa pupille.
Eeeeeme ?
Retour dans la pièce éblouissante.
Le ciel au dehors est d’un résiné sombre. Au zénith palpite un œil rose au cœur noir. Y a-t-il jamais eu un plafond et des murs ici ?
Dans une prairie de neige, d'étranges herbes albinos aux panaches blancs se balancent en rythme. Une pulsation fibrilleuse agite leurs longues tiges creuses gorgées de sève : rouge/rose, rouge/rose…
Je m'enlise à chaque pas dans une fange indescriptible. Les herbes sous mes mains se brisent et souillent leur panaches d’un carminé obscène qui empoisse l'air de son odeur saline.
Battu par des vagues de poix où surnagent les panaches brisés, je contemple l'orbite éteinte du soleil dans un ciel de braise.
Eeeeeme ?
(Bruits de pattes de poulet ?)
Dans l’immensité la pupille s’étrécit à en broyer l'espace temps.
Je vis au milieu d’un désert éblouissant une nef de pierre intemporelle.
Une marée de plumes grises déferlant dans un cancan démoniaque à perte d’horizon.
Martèlement sauvage des pattes de poulet.
Odieuse amphigouri de becs et de plumes mêlés en orgie caquetante.
Le soleil est anthropophage.
Calme obscurité.
Battement d'une paupière aussi grande qu'une galaxie sur un œil abscons.
Eeeeme ?
(…) (Parce que l'on n'est jamais à l'abri d'un bon vieil Instamatic musical : Crues Roses - La haie Cause ? (meuh nan c'est le vent !) ).
Un seul point de lumière dans l’obscurité suffit à peupler notre conscience.
Des masses énormes me frôlaient sans que je les distingue, les éons se déchiraient sous mes sens comme si toutes ces mémoires passées, présentes et futures n'étaient que fétus.
Le réel ne semblait avoir d’intensité mesurable dans le monde de la raison.
Une résille bleu pâle colonisait le fond du ciel, m’aspirait.
Cet abîme palpitant était un œil aux dimensions incommensurables : un œil bleu métallique dont les frange se perdaient dans le néant.
Il y eu ce son grêle tandis que ma conscience basculait dans sa pupille.
Eeeeeme ?
Retour dans la pièce éblouissante.
Le ciel au dehors est d’un résiné sombre. Au zénith palpite un œil rose au cœur noir. Y a-t-il jamais eu un plafond et des murs ici ?
Dans une prairie de neige, d'étranges herbes albinos aux panaches blancs se balancent en rythme. Une pulsation fibrilleuse agite leurs longues tiges creuses gorgées de sève : rouge/rose, rouge/rose…
Je m'enlise à chaque pas dans une fange indescriptible. Les herbes sous mes mains se brisent et souillent leur panaches d’un carminé obscène qui empoisse l'air de son odeur saline.
Battu par des vagues de poix où surnagent les panaches brisés, je contemple l'orbite éteinte du soleil dans un ciel de braise.
Eeeeeme ?
(Bruits de pattes de poulet ?)
Dans l’immensité la pupille s’étrécit à en broyer l'espace temps.
Je vis au milieu d’un désert éblouissant une nef de pierre intemporelle.
Une marée de plumes grises déferlant dans un cancan démoniaque à perte d’horizon.
Martèlement sauvage des pattes de poulet.
Odieuse amphigouri de becs et de plumes mêlés en orgie caquetante.
Le soleil est anthropophage.
Calme obscurité.
Battement d'une paupière aussi grande qu'une galaxie sur un œil abscons.
Eeeeme ?
(…) (Parce que l'on n'est jamais à l'abri d'un bon vieil Instamatic musical : Crues Roses - La haie Cause ? (meuh nan c'est le vent !) ).
mardi 30 novembre 2010
Stase
(il ne restait que l'obscurité infinie, concrète, palpable et la peur de s'arrêter de penser...).
...On a du mal à penser l’arrêt de sa pensée.
Elle est ce fil en apparence ininterrompu qui nous fait croire nos heures infinies. La mort est une chose impensable comme l’infini nous est inconcevable.
Elle, c’est par sa finitude qu’elle nous est impossible à intérioriser.
Ironie des choses qui nous placent le cul entre deux chaises : nous qui nous projetons plus qu’aucun autre être dans nos futurs et nos passés sommes incapables de nous conscientiser sans suite.
Est-ce parce que –même si nous sommes par instant capable de nous accepter finissants– nous sommes incapables de nous approprier la fin de toutes pensées, de nous mettre en l’état de nous comprendre de tout corps et âme morts, de percevoir cette représentation d’un soi sans soi : la clôture de notre être conscient ?
Nous sommes des êtres de l’après –toujours– et c’est par cet après que nous comprenons les creux de l’instant -nous ne percevons notre sommeil que parce qu’au matin nous nous réveillons.
Essayez d’imaginer ce gouffre de chaque soir où notre pensée consciente n’est plus, et essayez de l’imaginer sans la douceur du réveil. Projetez vous au sein du vous sans conscience. Ce moment de non-nous se révèle alors comme un gouffre effrayant.
Prendre ainsi conscience que chaque nuit nous répétons ce grands silence qui sera l’aboutissement de nos jours : un lever de rideau sans nous ?
La matière se prolonge bien dans les cycles de transformation ininterrompus -même la fission nucléaire n’est pas une destruction définitive de la matière mais juste un passage d’un état à un autre état. Mais l’esprit ?
Comme j’aimerais le croire -en ce moment- se transmutant de la même manière.
Mais alors que mon esprit hurle à le vouloir, ma raison me le refuse objectivement et me renvoie à cette fin sans proposer d'alternative que le néant.
(Au fond de cette filandreuse noirceur une lueur avait palpité...) La vérité est dans la poussière sous tes reins, mais tu bouges tu vas en mettre partout ).
...On a du mal à penser l’arrêt de sa pensée.
Elle est ce fil en apparence ininterrompu qui nous fait croire nos heures infinies. La mort est une chose impensable comme l’infini nous est inconcevable.
Elle, c’est par sa finitude qu’elle nous est impossible à intérioriser.
Ironie des choses qui nous placent le cul entre deux chaises : nous qui nous projetons plus qu’aucun autre être dans nos futurs et nos passés sommes incapables de nous conscientiser sans suite.
Est-ce parce que –même si nous sommes par instant capable de nous accepter finissants– nous sommes incapables de nous approprier la fin de toutes pensées, de nous mettre en l’état de nous comprendre de tout corps et âme morts, de percevoir cette représentation d’un soi sans soi : la clôture de notre être conscient ?
Nous sommes des êtres de l’après –toujours– et c’est par cet après que nous comprenons les creux de l’instant -nous ne percevons notre sommeil que parce qu’au matin nous nous réveillons.
Essayez d’imaginer ce gouffre de chaque soir où notre pensée consciente n’est plus, et essayez de l’imaginer sans la douceur du réveil. Projetez vous au sein du vous sans conscience. Ce moment de non-nous se révèle alors comme un gouffre effrayant.
Prendre ainsi conscience que chaque nuit nous répétons ce grands silence qui sera l’aboutissement de nos jours : un lever de rideau sans nous ?
La matière se prolonge bien dans les cycles de transformation ininterrompus -même la fission nucléaire n’est pas une destruction définitive de la matière mais juste un passage d’un état à un autre état. Mais l’esprit ?
Comme j’aimerais le croire -en ce moment- se transmutant de la même manière.
Mais alors que mon esprit hurle à le vouloir, ma raison me le refuse objectivement et me renvoie à cette fin sans proposer d'alternative que le néant.
(Au fond de cette filandreuse noirceur une lueur avait palpité...) La vérité est dans la poussière sous tes reins, mais tu bouges tu vas en mettre partout ).
vendredi 19 novembre 2010
Fragment d'écorce
(Retour à la pièce blanche).
Une grenade ? Je m’apprêtais à consommer une grenade ?
(Fruit d'alcôve ? pourquoi ces mots ?).
Je la détaillais longuement.
Son écorce était ferme au toucher.
Je la fis tourner lentement dans ma main, goûtant de sa surface la suave et caressante rugosité -pour la sentir pleine, réelle.
Mes doigts coururent par les creux et les bosses de sa peau.
Les saillies du fruit faisaient songer à des côtes sous une peau satinée et tendue.
Je savourais les jeux de la lumière sur ses reliefs, la délicate sophistication des couleurs : jaune orangé, rouge écarlate, rose bonbon tirant au fuschia tendrement iridescents ainsi que les joues d'une femme durant l'amour.
Je songeais à la curieuse opposition de la callosité et de la pulpe qui, sous l'enveloppe gravide, attendait qu'on la dévore ; cette écorce grêlée, cette queue tranchée comme un tronc de palmier, et ce volcan pileux aux lèvres racornies qui s’ouvrait en rosette sombre et farouche.
Que de heurts pour cette petite lune de saveur avant que d'atterrir dans ma main.
Le moment était venu.
J’ouvris mon couteau, éprouvais une dernière fois de la main la résistance du fruit. Comme à regret, je plaçai la lame entre deux côtes et appuyai.
La peau céda. Il y eut un bruit discret de déchirure alors que l'écorce se fendait et que la chair s'écartait sous la lame. Immédiatement, une odeur douce -mi-acide/mi métallique- me titilla les papilles, tandis que perlait son jus rouge-rosé.
L’incision hurlait d’une saveur battante.
J’achevais de trancher le fruit en deux moitiés égales dans des craquements de côtes, découvrant le cœur amarante constellé de liquides sucrés.
Il fallait maintenant dépecer méthodiquement les quartiers, les extirper un par un de leurs compartiments étanches, les libérer de l'écorce épaisse et de cette fine crépine parcourue de veinules amères.
Détacher du bout des dents un premier contingent de grains pulpeux.
Vague après vague, les petites vésicules allaient et venaient, éclataient en rafales sous la langue qui les roulait, les plaquait en grenaille de feu d'artifice.
(goût du sang/tout devenais si sombre...).
Une grenade ? Je m’apprêtais à consommer une grenade ?
(Fruit d'alcôve ? pourquoi ces mots ?).
Je la détaillais longuement.
Son écorce était ferme au toucher.
Je la fis tourner lentement dans ma main, goûtant de sa surface la suave et caressante rugosité -pour la sentir pleine, réelle.
Mes doigts coururent par les creux et les bosses de sa peau.
Les saillies du fruit faisaient songer à des côtes sous une peau satinée et tendue.
Je savourais les jeux de la lumière sur ses reliefs, la délicate sophistication des couleurs : jaune orangé, rouge écarlate, rose bonbon tirant au fuschia tendrement iridescents ainsi que les joues d'une femme durant l'amour.
Je songeais à la curieuse opposition de la callosité et de la pulpe qui, sous l'enveloppe gravide, attendait qu'on la dévore ; cette écorce grêlée, cette queue tranchée comme un tronc de palmier, et ce volcan pileux aux lèvres racornies qui s’ouvrait en rosette sombre et farouche.
Que de heurts pour cette petite lune de saveur avant que d'atterrir dans ma main.
Le moment était venu.
J’ouvris mon couteau, éprouvais une dernière fois de la main la résistance du fruit. Comme à regret, je plaçai la lame entre deux côtes et appuyai.
La peau céda. Il y eut un bruit discret de déchirure alors que l'écorce se fendait et que la chair s'écartait sous la lame. Immédiatement, une odeur douce -mi-acide/mi métallique- me titilla les papilles, tandis que perlait son jus rouge-rosé.
L’incision hurlait d’une saveur battante.
J’achevais de trancher le fruit en deux moitiés égales dans des craquements de côtes, découvrant le cœur amarante constellé de liquides sucrés.
Il fallait maintenant dépecer méthodiquement les quartiers, les extirper un par un de leurs compartiments étanches, les libérer de l'écorce épaisse et de cette fine crépine parcourue de veinules amères.
Détacher du bout des dents un premier contingent de grains pulpeux.
Vague après vague, les petites vésicules allaient et venaient, éclataient en rafales sous la langue qui les roulait, les plaquait en grenaille de feu d'artifice.
(goût du sang/tout devenais si sombre...).
dimanche 14 novembre 2010
Fragments d'étincelles
Il y eut un son.
La réalité reprenait corps peu à peu.
Corps...
Sons et images composaient une mélodie qui se voulait rester incompréhensible.
Comment ramener ces images au réel sans les perdre ?
Des millions de confettis blancs et noirs en bataille.
Un appel ?
Comme un électrochoc les images se ruèrent derrière les paroles à emplir tout l'espace.
Non, ce n'étais pas encore la réalité.
Mais ma mémoire avait pris pieds en terrain connu.
I slipped in the stream and thence was my body : bodies...
La réalité reprenait corps peu à peu.
Corps...
Sons et images composaient une mélodie qui se voulait rester incompréhensible.
Comment ramener ces images au réel sans les perdre ?
Des millions de confettis blancs et noirs en bataille.
Un appel ?
"It was September harmful logic
It was September/this is attack music."
It was September/this is attack music."
Comme un électrochoc les images se ruèrent derrière les paroles à emplir tout l'espace.
Non, ce n'étais pas encore la réalité.
Mais ma mémoire avait pris pieds en terrain connu.
I slipped in the stream and thence was my body : bodies...
vendredi 12 novembre 2010
Fragment pyjama ?
La lumière est un voile blanc.
Gwoka craché par des sonos à bout de souffle.
Odeurs en vague puissantes : de sel, bois musqué, cannelle, chocolat bouillant, de croissants chaud-défournés.
Ça rit beaucoup, parle fort, rit encore.
"Ça ka alé ? Ou dous Kon Lapin ka mangé légim la !"
(Je connais cet endroit mais quel en est le sens? )
(Balancement binaural : Marie Jo Alié & Malavoi "Caresse Mwen" ).
Gwoka craché par des sonos à bout de souffle.
Odeurs en vague puissantes : de sel, bois musqué, cannelle, chocolat bouillant, de croissants chaud-défournés.
Ça rit beaucoup, parle fort, rit encore.
"Ça ka alé ? Ou dous Kon Lapin ka mangé légim la !"
(Je connais cet endroit mais quel en est le sens? )
(Balancement binaural : Marie Jo Alié & Malavoi "Caresse Mwen" ).
jeudi 11 novembre 2010
Un autre fragment ?
(Qui a mis le couvert ?)
Des murs blancs crayeux, vierges de porte, de fenêtre, ajourés d’ouvertures nues
De tout côtés une plaine d'herbes aux reflets métalliques qui se perd à l'horizon sous un ciel bleu océan
Table blanche laquée peinte et re-repeinte
Napperon de dentelles vermillon
Plat blanc où palpite un fruit sombre
(Quel est ce temps ?).
(images troubles comme une eau turbide/fondu au gris)
(Fond sonore : Léo Ferré/Arthur Rimbaud "Une Saison en Enfer"/ "Délires II").
Des murs blancs crayeux, vierges de porte, de fenêtre, ajourés d’ouvertures nues
De tout côtés une plaine d'herbes aux reflets métalliques qui se perd à l'horizon sous un ciel bleu océan
Table blanche laquée peinte et re-repeinte
Napperon de dentelles vermillon
Plat blanc où palpite un fruit sombre
(Quel est ce temps ?).
(images troubles comme une eau turbide/fondu au gris)
(Fond sonore : Léo Ferré/Arthur Rimbaud "Une Saison en Enfer"/ "Délires II").
Un fragment ?
(Conscience brève et tangible)
Morceaux de vie en vrac dans un carton sale (Où suis-je ?)
Ombres d’un grenier
Des bouts d’enfance autrefois si précieux, violés de négligence (Pourquoi en cet instant)
Noyés en brisures sous la poussière brune (Qu'est devenue la lumière ?)
Tessons de rires brisés qui peinent à se répondre (Ce que je fus ?)
(Chavire dans les turbulences obscures)
...
(Musique : White Rabbit - Jefferson Airplane) (Je te fauche l'idée Mlle Catherine ;) ).
Morceaux de vie en vrac dans un carton sale (Où suis-je ?)
Ombres d’un grenier
Des bouts d’enfance autrefois si précieux, violés de négligence (Pourquoi en cet instant)
Noyés en brisures sous la poussière brune (Qu'est devenue la lumière ?)
Tessons de rires brisés qui peinent à se répondre (Ce que je fus ?)
(Chavire dans les turbulences obscures)
...
(Musique : White Rabbit - Jefferson Airplane) (Je te fauche l'idée Mlle Catherine ;) ).
vendredi 5 novembre 2010
Tadada !
Ça y était, le blog comptait enfin tous les éléments indispensables.
Bien des questions se posaient encore.
- Allait-il continuer à être à la foi sujet et objet ?
- Allait-il revêtir une robe chatoyante ?
- Pourquoi les dinosaures n'aimaient-ils pas les Quarter Pounders With Cheese ?
- Pourquoi 42 ?
- Porque Te Vas ? (Ne pleure pas Jeannette, tra, lalalalala la lalala la la).
- Pourquoi le Time Warp n'est-il pas un Madison ?
- Toutes ces questions allaient-elles rester sans réponse ?
Alors que dans un nimbe de lumière je redescendais triomphant et glorieux le Mont "Boulangerha-dela-Viale", à la main -chaud et doré- le croissant-de-toutes-les-réponses-à-toutes-choses-existantes (garanti pur beurre), je fus frappé par la révélation viennoise.
Pas n'importe quelle révélation bas de gamme, du style "quelle est le sens de la vie" ou "la vérité sur l'affaire JFK" mais LA révélation.
Tremblant de stupeur devant l'importance de la chose, je m'affalais, ahuri, sur la première chaise venue.
Je commandais un café double avec un verre d'eau plate.
Contemplais le vent qui balayait en tourmentes les feuilles bigarrées,
la danse hypnotique des feux rouges/verts/jaunes,
les enfants emmitouflés sur le chemin des écoles,
- odeurs de linge fraîchement repassé et de gels douches aux fruits.
Machinalement, je trempait le croissant dans le café.
(trou noir).
Bien des questions se posaient encore.
- Allait-il continuer à être à la foi sujet et objet ?
- Allait-il revêtir une robe chatoyante ?
- Pourquoi les dinosaures n'aimaient-ils pas les Quarter Pounders With Cheese ?
- Pourquoi 42 ?
- Porque Te Vas ? (Ne pleure pas Jeannette, tra, lalalalala la lalala la la).
- Pourquoi le Time Warp n'est-il pas un Madison ?
- Toutes ces questions allaient-elles rester sans réponse ?
Alors que dans un nimbe de lumière je redescendais triomphant et glorieux le Mont "Boulangerha-dela-Viale", à la main -chaud et doré- le croissant-de-toutes-les-réponses-à-toutes-choses-existantes (garanti pur beurre), je fus frappé par la révélation viennoise.
Pas n'importe quelle révélation bas de gamme, du style "quelle est le sens de la vie" ou "la vérité sur l'affaire JFK" mais LA révélation.
Tremblant de stupeur devant l'importance de la chose, je m'affalais, ahuri, sur la première chaise venue.
Je commandais un café double avec un verre d'eau plate.
Contemplais le vent qui balayait en tourmentes les feuilles bigarrées,
la danse hypnotique des feux rouges/verts/jaunes,
les enfants emmitouflés sur le chemin des écoles,
- odeurs de linge fraîchement repassé et de gels douches aux fruits.
Machinalement, je trempait le croissant dans le café.
(trou noir).
samedi 30 octobre 2010
Passages obligés : quatrième commandement -d'un mirliton tu revêtiras la parure
Peau-aime chat
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
Et ainsi de suite
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
Et ainsi de suite
1994
jeudi 28 octobre 2010
Passages obligés : troisième - la recette, j'y coupe pas !
Recette de la limace farcie (pour six personnes).
(composée à la demande expresse d'une mie).
Prenez :
- Six belles limaces tachetées, orange ou noires, la couleur importe peu, sinon pour le résultat visuel.
- Une belle salade de saison (scarole ou frisée)
- trois carottes
- un bel oignon
- une pomme de terre
- deux steaks hachés
- deux œufs durs
- un œuf frais
- cumin, sel, poivre, Tabasco, fenugrec en feuilles et en graines
- un citron
- une bouteille de vin de la Clape, « Mire L’Étang » rouge
Installez confortablement les limaces sur un lit de salade pour les faire patienter (disposez la salade en couches harmonieuses avec un minimum de soin, sinon elles vont faire la gueules vos limaces, et vous aurez l’air malin lorsque l’un de vos invité s’exclamera « hé, ma limace elle tire la tronche : c’est normal ? »).
Commencez par mélanger la chair des steaks et les œufs durs ensemble en écrasant à l’aide d’une fourchette.
Détaillez l’oignon en lamelles.
Jetez un œil à vos limaces pour voir si elles vont bien (une limace pas fraîche et c’est l’indigestion assurée).
Constatez que le saladier est vide et que les limaces se sont barrées en vous laissant un mot.
Lisez le mot : « Merci pour la salade, la prochaine fois on veut du mesclun et des salicaires ».
Déchirez-le et courez au jardin chercher une autre salade et six limaces...
Recette de la limace farcie (pour six personnes). (Deuxième)
Mêmes ingrédients que précédemment et même méthode.
Préalablement : couvrir le saladier d’un plat surmonté d'une grosse pierre (une fois les limaces introduites à l’intérieur du récipient).
Faites cuire la pomme de terre et réduisez la en chiffonné grossier à l’aide d’une fourchette.
Jetez un regard mauvais vers le saladier ou les limaces s’empiffrent.
Râpez les carottes et disposez les en nids que vous arrosez du jus du citron.
Lancez un œil vers le saladier : tout a l’air normal ?
Lancez y une oreille aussi.
Voire les deux, car vous êtes vraiment sourdingue pour ne pas avoir entendu ce bruit !
Quel bruit ?
Mais le bruit !
Soulevez la pierre...
Plus de limaces : et votre joli saladier est foutu car elles y ont percé un trou.
Jetez la chignole qu’elles ont abandonné derrière elles et lisez le second mot : « On avait dit du mesclun et des salicaires ! ! ! ».
Retourner au jardin.
Chopper ces six p... de limaces grasses comme des cochons qui se prélassent au milieu des choux, et les coller dans une boite en fer fermant à clé, avec le mesclun et la salicaire que vous aurez préalablement acheté en épicerie fine, "même-que-ça-coûte-la-peau-des-fesses-en-cette-saison-mais-il-faut-ce-qu’il-faut" !
Reprendre la recette au point précédent.
Débouchez le vin.
Intégrez la pomme de terre artistiquement au milieu des nids de carotte.
Réservez au frais.
Buvez un petit verre... parce qu’il commence à faire chaud dans cette cuisine et que vous avez bien besoin d’un remontant après tous ces efforts.
Salez la farce, mettez y trois gouttes de Tabasco, une pincée de feuilles de fenugrec réduites en poudre, une demi cuillère à café de cumin et autant de graines de fenugrec...
Buvez un autre verre parce que vous n’êtes pas sûr que le vin soit bon, puis un troisième parce que –si– finalement, il est carrément très bon !
Asseyez vous deux secondes.
Armez vous d’un tire bouchon et d’une brochette qui vous serviront à éviscérer les limaces.
Ah... ça tape à la porte –un contretemps– allez ouvrir.
Tirez une tête de six pieds de long en voyant les six policiers et l’avocat de « S.O.S. limaces en danger » qui vous accuse de mauvais traitements à limace pouvant entrainer la mort.
Niez !
Niez tout en bloc !
Devenez livide en découvrant les photos que les limaces ont pris de vous grâce à leurs téléphones portables.
Reconnaissez les faits et offrez un verre de vin aux agents.
Prenez une amende pour tentative de corruption active d’un officier des forces publiques durant ses fonctions.
Payez tout de suite et sans discuter !
Regardez les limaces partir aux bras de l’avocat en vous faisant des bras d’honneur.
Quoi ? Les limaces n’ont pas de bras ? C’est pas grave de toute façon vous êtes bourré !
Vos préparations sont saisies comme pièce à conviction. Et vous signez l’accord à l’amiable tendu par l’avocat sans prendre le temps de le lire.
Hypothéquez votre maison vendez vos meubles et votre chien : vous êtes ruinés.
Terminez la bouteille et pleurez sur votre triste sort car il ne vous reste rien.
Rien ? Ah... si : il vous reste un œuf !
Faites vous cuire un œuf.
Ah m... ! Vous n’avez plus de cuisinière.
Écrasez l’œuf cru sur votre tête, et léchez le jaune dégoulinant de vos cheveux à l’aide de vos doigts, assis par terre au milieu de votre salon, en terminant la bouteille de vin au goulot.
Contemplez les murs nus d’un air niais et cherchez des yeux l’endroit où se trouvait votre canapé.
Couchez vous en chien de fusil parce que le sol vous appelle et qu'un petit somme dans les bras de maman-limace ne vous ferait pas de mal.
Au réveil constatez que vos meubles ne sont pas revenus, qu’il fait froid et que vous avez les cheveux tout collés par un genre de truc dégueu. En plus vous vous tapez une sérieuse gueule de bois.
Souvenez vous de tout.
Quelques heures immobiles à contempler le mur plus tard, vous avez une idée lumineuse. Du moins, plus lumineuse que le salon, vu qu’ils ont même embarqué les ampoules.
Essayez de vous lever sans vous cogner dans les portes.
Déguisez vous en limace à l'aide d'un vieux duvet et collez vous sur une belle feuille bien grasse dans le jardin de votre p... de voisin.
N'oubliez pas de poster la recette de la limace farcie dans sa boîte : y’a pas de raison qu’il n’en profite pas...
Ricanez bêtement, le téléphone portable dans une main et la chignole de l’autre.
Ce soir vous serez riche...
(fin du premier épisode de "Charlie Contre Les Gastéropodes" : à vous les studios !).
mercredi 27 octobre 2010
Passages obligés : deuxième
L’avatarisation dûment et prestement expédiée, restait la question du contenu.
Mettre des liens en ribambelle vers des choses que j'aime ?
Vu.
Poster des poèmes enamourés/désénamourés : je t’aime, je ne t’aime plus, je te quitte/n’oublie pas le beurre ?
Déjà vu.
Des textes de chansons ?
Et mes droits d’auteur alors, hein ? J’allais en faire cadeau à Glougleuh ?!
Des recettes de cuisines alors ou des astuces ménagères, ou des blagues vachement drôles « même qu’elles ont fait rire ma belle sœur », des petits minous dans des paniers, des photos de yuccas, des conseils en sexologie…
D’autres le faisaient déjà bien mieux que je ne pourrais jamais le faire.
Oh rage oh désespoir, ohhh xhtml ennemi, n’ai-je dont tant blogué que pour caler ici ?
Le secret ultime du blog était pourtant simple : il fallait mettre de soi.
Mais de la soie, je n’en avais guère et il m’en eut fallu dérouler des kilomètres pour masquer mon flagrant manque d’inspiration.
Larme à l’œil et goutte au nez, je m’en allais clore là ce billet et remonter sur mon renard de feu quand l’idée me vint : resplendissante, éblouissante, grandiose, à proprement parler –et je pèse mes mots– sublimissimement géniale !
D'aucunes me demandaient de me dévoiler un peu plus ?
Alors comme un demi boeuf guettant avide et tremblant de descendre l'escalier de lumière vers la scène immaculée de l'étal de boucherie, j'allais donner de moi :
trois ou quatre kilos tout au plus : une belle pièce d'épaule.
"Ça pour de l'épaule c'est de l'épaule" émit le Victor, la pipe à la bouche et l'œil brillant.
L'honneur était sauf : mon blog prenait vie et s'animait sous mes doigts émerveillés.
Désormais, rien ne serait jamais plus comme avant.
mardi 26 octobre 2010
Passages obligés : première
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes virtuels possible.
Le navire était lancé.
Le blog blogué.
Les choses auraient pu continuer ainsi jusqu'à la fin des temps sans que personne n'y trouve à redire, ni ne se plaigne que l'herbe d'à côté était plus verte, les poneys plus roses ou les yuccas plus fleuris.
Ou presque.
C'était sans compter sur la petite voix.
La petite voix ?
Vous la connaissez bien. C'est cette empêcheuse de bloguer en rond qui s'en vient susurrer à votre oreille quand vous baignez dans l'extase d'une autosatisfaction bien méritée -quoique que légèrement exagérée- qui vous donne cet air de chat repus à qui l'on aurait lifté les pommettes.
En fait de susurrement, c'est un éclat de rire nasillard qui n'explosa aux tympans.
- Ouhhh il n’a même pas d’gn'avatar !
- Un quoi ?
- Un A-VA-TAR ! T'es bouché ou quoi ?
- Un de ces grands machins bleu qui joue à touche-pipi avec les
cheveux ? Pour quoi faire ?
cheveux ? Pour quoi faire ?
- Meuh nannnn ! Un avatar : une image qui permet de t’identifier du
premier coup d'œil.
- Euh... et si je n’ai pas envie d’être identifié, moi, hein ?
J’ai peut être pas envie de retrouver ma tronche partout sur le net,
hmmm ?
- T’as rien compris, on en a rien à faire de ta tronche ! Un avatar, c'est
n’importe quoi qui te représente aux yeux des autres : c’est ‘achement
important : c’est une image de toi sans être toi, pigé ?
- Ouais, ça va, je ne suis pas débile non plus : c’est moi sans être moi,
pour être le "moi" aux yeux des autres.
- Yep, maintenant, t'as plus qu'à faire tourner ta turbine à fromage blanc !
- Gna ?
- Réfléchir couillon !
- Ho hé molo hein, je te rappelle que moi, c’est toi, alors la ramène pas !
(De longues heures et des milliers d'images plus tard).
- Ben alors toujours pas d’avatar ?
- Non.
- C’est pourtant pas dur : tu colles un chaton, un vampire, un canard en
plastique, et pis c'est marre : facile non ?
- Facile... mon œil !
(La direction tient à préciser qu'aucun cerveau n'a été maltraité durant la rédaction de ce préliminaire).
(Et ça se voit).
(...*sigh*...)
lundi 25 octobre 2010
Perturbations passagères
En raison d'une pluie d'écureuils enragés consécutive à l'explosion de quelques ridicules centrales atomiques après que j'ai oublié de débrancher mon fer à repasser qui a mis le feu à la maison et provoqué la rupture du barrage de Bort-les-Orgues, je n'ai pas trouvé le temps de terminer ce blog.
Je prierai les familles des défunts du vol Ryan-air 91584 de bien vouloir m'excuser pour les menus dégâts provoqués sur leur appareil par la libération de scories résultant du réveil du Pavin subséquente à la brutale dépression du lac alors que j'essayais vainement de circonscrire l'incendie à l'aide d'une motopompe non conforme aux normes 27b-6 de l'Union Européenne.
Une bonne chose subsiste qui mérite d'être relevée : avant que leur appareil ne s'écrase, ils auront eu droit à un menu de carpes rôties aux cendres de premier choix.
Et ça ce n'est pas rien comme dernier repas.
Alors : on remercie qui ?
Je prierai les familles des défunts du vol Ryan-air 91584 de bien vouloir m'excuser pour les menus dégâts provoqués sur leur appareil par la libération de scories résultant du réveil du Pavin subséquente à la brutale dépression du lac alors que j'essayais vainement de circonscrire l'incendie à l'aide d'une motopompe non conforme aux normes 27b-6 de l'Union Européenne.
Une bonne chose subsiste qui mérite d'être relevée : avant que leur appareil ne s'écrase, ils auront eu droit à un menu de carpes rôties aux cendres de premier choix.
Et ça ce n'est pas rien comme dernier repas.
Alors : on remercie qui ?
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