Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes virtuels possible.
Le navire était lancé.
Le blog blogué.
Les choses auraient pu continuer ainsi jusqu'à la fin des temps sans que personne n'y trouve à redire, ni ne se plaigne que l'herbe d'à côté était plus verte, les poneys plus roses ou les yuccas plus fleuris.
Ou presque.
C'était sans compter sur la petite voix.
La petite voix ?
Vous la connaissez bien. C'est cette empêcheuse de bloguer en rond qui s'en vient susurrer à votre oreille quand vous baignez dans l'extase d'une autosatisfaction bien méritée -quoique que légèrement exagérée- qui vous donne cet air de chat repus à qui l'on aurait lifté les pommettes.
En fait de susurrement, c'est un éclat de rire nasillard qui n'explosa aux tympans.
- Ouhhh il n’a même pas d’gn'avatar !
- Un quoi ?
- Un A-VA-TAR ! T'es bouché ou quoi ?
- Un de ces grands machins bleu qui joue à touche-pipi avec les
cheveux ? Pour quoi faire ?
cheveux ? Pour quoi faire ?
- Meuh nannnn ! Un avatar : une image qui permet de t’identifier du
premier coup d'œil.
- Euh... et si je n’ai pas envie d’être identifié, moi, hein ?
J’ai peut être pas envie de retrouver ma tronche partout sur le net,
hmmm ?
- T’as rien compris, on en a rien à faire de ta tronche ! Un avatar, c'est
n’importe quoi qui te représente aux yeux des autres : c’est ‘achement
important : c’est une image de toi sans être toi, pigé ?
- Ouais, ça va, je ne suis pas débile non plus : c’est moi sans être moi,
pour être le "moi" aux yeux des autres.
- Yep, maintenant, t'as plus qu'à faire tourner ta turbine à fromage blanc !
- Gna ?
- Réfléchir couillon !
- Ho hé molo hein, je te rappelle que moi, c’est toi, alors la ramène pas !
(De longues heures et des milliers d'images plus tard).
- Ben alors toujours pas d’avatar ?
- Non.
- C’est pourtant pas dur : tu colles un chaton, un vampire, un canard en
plastique, et pis c'est marre : facile non ?
- Facile... mon œil !
(La direction tient à préciser qu'aucun cerveau n'a été maltraité durant la rédaction de ce préliminaire).
(Et ça se voit).
(...*sigh*...)
Et c'est vraiment ton noeil à toi, ou c'est le noeil d'un chaton, d'un vampire, d'un canard en plastique?
RépondreSupprimerEn tout cas ce n'est pas l'nœil du petit poney de Maïa ! (Ouhhh, il m'a traumatisé celui là).
RépondreSupprimerDonc,je confirme : j'ai bien tous les droits de propriété sur cet œil, même que j'en ai eu deux du même modèle (il devait y avoir une promo sur les nœils à la maternité car, ce jours là, tous les bébés sont sortis avec DEUX zieux : quel luxe ! ).
Faut croire qu'on est nés le même jour alors, parce que moi aussi j'ai deux noeils depuis la naissance (et ils ont fait pareil avec les mains et les pieds aussi...).
RépondreSupprimerOn a un de ces bols !
On a de la chance oui !
RépondreSupprimerJe n'ose imaginer s'ils avaient eu plus de stock...
Deux nez : pourquoi pas ? mais le second on le met où ?
Et le reste je n'en parle même pas ! Une débauche de bras et de membres en vrac à mettre dans tous les sens, et tout, et tout.
Regarde en Inde ce que ça a donné !
Chez nous, il doit y avoir des tickets de membres pour rationner les parents trop gourmands ou un truc dans le genre, parce que j'en connais beaucoup qui se seraient offert quatre bras au moins pour leurs gosses.
Je passerai sagement sous silence les avantages de la multiplication des membres...