jeudi 2 décembre 2010

dénouement : deuxième.

Vous êtes vous déjà demandé ce que ressent une vitrine au moment où elle se prend un pavé ?
Oui ?
Ce n’est rien à côté de la dissonance bigarrée aux senteurs de barbe à papa et de patchouli qui déboula sur des ronflements de cuivres triomphants dignes d’un John Philip Sousa.

Eeeeemmme ?

L’œil dans le ciel cligna encore une fois d’incompréhension puis de colère et de peur avant de s’effondrer dans le néant en pluie de confettis saveur banane.

- Tire toi d’là que j’m’y mette emplumé mondain ! Cacochyme fentascouss’ grisâtre ! A force de serrer les fesses vous faites des œufs en poudre ! Emeux d'mes deux gonades !

Emeux ?

Tandis qu’éclataient des crackers partout à l’entour je reconsidérai ébahi, ma situation.
J’étais assis dans un trône en guimauve, un merlan séché d’une main, un éventail au portrait de Alfred E. Neumann de l’autre.
J’étais nu, avec pour seuls vêtements, une toque en peau de beloutre et un pagne à tentacules qui semblait avoir conservé toute sa motricité et son penchant pour l'exploration cavernicole.

Un joyeux bordel sévissait autour de moi, mais ce qui me stupéfiait le plus était mon interlocuteur. C’était un volatile court sur pattes, à l’œil goguenard, pourvu d’une ridicule touffe de plumes aux couleurs vives en guise de queue et au bec courtaud peint comme une banderole de travaux public.

- Ben alors, faut s’remettre gars c’est pas tous les jours gromanche !

Il y en avait de toutes part, tous à aucun pareil.

- Un dodo ? hoquetais-je, incrédule.

Pour toute réponse, il tira de son haut de forme un barreau de chaise qu'il alluma au feu de mon merlan, ajusta ses lorgnons puis sa redingote et récita d’une voix docte : (à suivre…)

(Musique : John Philip Sousa : Liberty bell March ).

46 commentaires:

  1. Comment ça "à suivre" ??? o_O

    Mais c'est un scandale !
    Et si on faisait tous pareil, hein ? :)

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  2. Pourquoi ? tu connais des "à suivre" dans la blogosphère ?

    (Sifflote).

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  3. ...à moins que ce ne soit un cadavre exquis et donc une invitation à poursuivre le récit de nos plumes respectives ?

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  4. Cadavre et ski ? Toi tu n'aimes pas la neige !

    Sinon : ce serait un bonne idée tiens, de faire chauffer vos plumes.
    Ce serait amusant en tout cas de voir les pistes que l'histoire pourrait prendre sous l'influence de très excellents cerveaux en ébullition.

    Du coup, je vais retarder la publication de la suite ^_^

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  5. On centralise ici ou on déroute les lecteurs sur chaque blog ?

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  6. Hmmmm... voilà une question qu'elle est bonne :)

    Pour le côté "cadavre exquis" ça peut être pratique de continuer par ici -d'autant que ça ne me dérange pas : bien au contraire !- mais il faut voir ce qui plairait le plus aux participants.

    Et comme je suis très gentil (sisisi, pas la peine de dire le contraire XD je vous poste une jolie image de ce que j'ai vu ce matin par ma fenêtre au réveil(enfin pas vraiment au réveil vu qu'il faisait nuit noir à ce moment là, et que j'ai autre chose à faire que de prendre des photos au saut du lit (comme m'habiller accessoirement (ou compter le nombre de parenthèses ouvertes le jour précédent et pas refermés depuis))).

    Comment ça 'c'est pas original' ?

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  7. C'est pas original, mais qu'est-ce que c'est beau!

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  8. Hein ? Mais pourquoi j'ai pas un paysage comme celui-là derrière ma vitre le matin, moi ? Je suis trop jalouse.

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  9. Attention de ne pas se faire une une fracture de l'œil ;)

    Je regrette de ne pas avoir de photo d'un endroit magique où chaque lever/coucher de soleil resplendit d'une majesté qui ferait passer Wagner pour Lorie, et la "chevauché des vache qui rient", pour la Macarena.

    Un lieu qui ne paye pas de mine (un buron, un vrai, encore actif) mais perché là où les simples touristes ne se risquent pas.
    Faut dire, qu'il faut aimer le genre "troglodyte" : le logis principal est constitué d'une unique pièce basse, de 3,50m par 4m avec deux toutes petites fenêtres. Une cheminée à une extrémité assure le chauffage et la lumière ; deux tables massives avec des bancs pour tout mobilier avec un semblant de mini-souillarde. sous une fenêtre.
    De gros clous sont plantés partout sur les poutres. C'est un lieu sombre qui sent les feux de bois allumés depuis plus de trois siècles.
    Le logis comporte une petite pièce sans porte pour ranger le bois où des bêtes fragiles. Le coucher est au dessus : dans le fenier.
    Le toit est constitué de larges plaques de lauze dont les plus petites font dans les 50kg.

    Pas d'électricité, pas d'eau courante (enfin si... 10m en contrebas il y a un saillant où nait un ruisseau -potable- et glacial.

    Endroit rude donc, mais bien entretenu.
    On y est tout de même montés à 10 pour y faire la fête !

    Pour les courageux, une source thermale naturelle -42°C- coule à quelques kilomètres de là (avec un genre de pavillon ouvert au quatre vents qui protège une pataugeoire assez grande pour 6 personnes). Elle n'est pas accessible en voiture bien sûr, pas plus que le buron.

    Je ne me suis pas risqué au bain de minuit dans cette dernière en plein hiver : passer de +42°C à -20°C c'est trop sauvage pour moi ! :)

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  10. Pour vous faire patienter veuillez prendre vos desserts ici.
    Attention, ne ratez pas la marche
    !
    (Cette dernière c'est pour la vidéo que je trouve particulièrement bien montée)
    (Quand à la première, elle est de nature à bien rentrer dans la tête...).

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  11. (quand tu parlais de rater une marche, je pensais à ceci)

    Pas certaine d'apprécier ta hutte, par contre, même si sa description m'évoque certaines cabanes isolées en Croatie (sans eau courante ni électricité), où l'on fait trois mètres dans le jardin avant d'avoir les pieds dans une eau limpide à 23°!

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  12. Rhooo c'est pas une huuuuutte ! XD

    Certains burons sont d'ailleurs de vraies grandes maisons (en général, les plus récents, ceux qui ne remontent pas avant le 19ème).
    Les plus anciens burons connus sont des réappropriation d'habitats néolithiques (dans le Cantal).
    Sans aller jusque là, ce qui caractérise le buron, c'est l'épaisseur de ses murs c'est un habitat conçu pour donner un abris aux pâtres durant les mauvaises saisons et pour être chauffé à moindre frais.

    Je n'ai pas trouvé de photo de "mon" buron mais j'en ai d'autres assez représentatives de ces bâtisses.

    Un tout petit buron
    Un petit buron

    Une fois dedans, on est impressionnés par la capacité de ces burons à conserver la chaleur.
    On se surprends, après y avoir passé deux ou trois jours, à ne pas tellement avoir envie de redescendre à la civilisation.

    Et je ne dis pas ça parce que je m'y suis fait attaquer à coups de mamelles en pleine nuit !

    (Attends les réactions outrés devant le mot sacrilège...).

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  13. (ça m'apprendra à ne pas vérifier les mots que je ne comprends pas!)

    (sinon, on peut en savoir davantage sur l'attaque de mamelles?)

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  14. (Ne t'en fait pas ;) A part en Auvergne, il n'y a pas grand monde à connaître ce nom. Et puis, à peu de chose près c'est une hutte en dur ! (Je n'ai pas de photo des "burons" néolithique, mais ils ont tout d'une grosse hutte montée en "tas de charge" (c'est a dire que les pierres accumulées en dôme tiennent par la seule force de leur poids).

    Ahhh voilà... une attaque de mamelle et l'on vois les loups/Lyces alléché(e)s rôder à l'entour ! XD

    C'est du propre tiens !
    Ceci dit... c'est aussi un très bon souvenir. J'en veut bien tous les jours des attaques comme ça ! :P

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  15. Et sinon, la suite, c'est prévu pour quand ?

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  16. Hmmm ? Ah oui LA suite ! ^_^

    J'attendais de voir si les tentations "cadavresquieuses" allaient se manifester par ici :)

    Si je ne met qu'un petit bout de la suite, ça risque de te laisser encore plus sur ta faim :)

    Mais pourquoi pas !

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  17. Ben justement, maintenant que l'idée du cadavre exquis est lancée, nous pourrons bien nous contenter d'un petit bout!
    Et puis, tu sais bien que la qualité compte davantage que la quantité :D

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  18. OK... je vais en mettre un petit bout (essaie désespérément de ne pas laisser ses pensées divaguer vers des sphères douteuses bourrées de jeux de mots et de calembredaines).

    Mais... va-t-il vous avancer ? (air de ne pas y toucher avec auréole en moleskine blanche à plume).

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  19. Ah mais j'adore ! Je veux aussi vivre dans un buron sans électricité et eau courante, moi !
    Mais au fait : comment tu fais pour bloguer ?
    Moi en ce moment je vais tous les mercredis à la campagne faire des câlins à une chienne, cinq chats et huit chevaux. Mercredi dernier j'ai fait une virée dans les champs couvert de 50 cm de neige, sous une tempête de neige et pas âme qui vive à moins d'un kilomètre à la ronde avec un cheval au bout d'une longe. C'était le paradis.
    Tout le monde s'était barricadé par ce temps. Le moment idéal pour sortir !
    La ville c'est l'enfer pour moi et voilà que je tiens depuis plus de vingt ans dans une mégalopole !

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  20. J'ai laissé tomber les grandes villes depuis longtemps. En tout cas, pour ce qui est d'y vivre!

    ce qui était une belle utopie il y a 20ans est en train de devenir un danger hélas.
    J'ai vu un très joli village des environs se transformer en verrue pavillonnaire en quelques années (avec la bénédiction du maire).
    Le problème c'est qu'en dehors de la laideur des nouvelles bâtisses, ces gens ne cherchent pas à s'intégrer a la dynamique du village.
    Ils y dorment, sont aussi mal-aimables que s'ils vivaient en cité, vont faire leurs courses à l'hyper.
    Ce village a été sacrifié, modernisé pour ces gens qui portent plainte parce que les chevaux, les ânes, les coqs sont "bruyants" et que le lisier "pue" lors des épandages.

    Par ici c'est un peu différent, on a des néoruraux (certains planqués dans leurs bicoques idem) mais la plupart ont des enfants, des ados. Le contact se fait -au moins par le biais de leurs descendants avec les jeunes "indigènes".

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  21. Vaste débat!
    J'ai moi-même grandi dans une petite ville de campagne avant de m'exiler vers d'autres petites villes de campagne, puis finalement de trouver ma place, qui est clairement en ville!
    Et très étrangement, la grande majorité des personnes que j'ai rencontré m'ayant affirmées vouloir absolument vivre à la campagne un jour sont de purs citadins qui n'ont bien souvent pas du tout conscience des aléas - comme, par exemple, la nécessité de posséder un véhicule personnel pour faire ses déplacements.
    Pour la plupart, ils voient la campagne comme un endroit idyllique plein de verdure, d'amour et d'eau fraîche et seront probablement les premiers à pester quand il faudra déblayer un sentier enneigé ou, comme tu le dis, à faire les difficiles quand l'odeur du lisier leur chatouillera les nasaux.

    (oui, je généralise volontiers, et je sais que tous les néo-ruraux ne sont pas ainsi, mais il me semble tout de même que beaucoup d'entre eux sont peu préparée aux réalités de la campagne...)

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  22. Le pire, quand on vit à la campagne c'est quand même la nécessité d'avoir une voiture... et d'aligner les kilomètres son stop !

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  23. A choisir entre passer deux heures et demi sur le périph pour faire Roissy-Villejuif et passer trente minute pour aller à Clermont (la capitale régionale), mon choix est vite fait ! :)

    Toutes contraintes et nuisances calculées, il y a tout de mêmes des avantages à la campagne. Ce qui explique la recrudescence des néo-ruraux et des rurbains.

    Internet a sérieusement accéléré le mouvement : on peut tout commander à domicile, et dans tous les coins les plus reculés, il existe des services de livraison à la personne pour l'alimentaire.

    Au niveau alimentaire, c'est agréable de connaître la qualité réelle des produits, ainsi que ceux qui les produisent : pas moyens de tricher sinon le tricheur se fait vite griller.
    Et comme on dit : "Un client satisfait en parle à trois, un client mécontent en fait fuir dix".

    Sans oublier que les gens ben... on les connais. Une réputation dans un village ça peut durer des générations (ça c'est très con par contre).

    J'ai une anecdote à ce propos.
    Dans les alentours, deux famille se vouent un mépris tenace, pas de violence mais les uns sont des "cons" aux yeux des autres, et les autres des "voleurs".
    A l'origine ? Une querelle territoriale remontant à la révolution à la suite d'une spoliation d'une bande de un mètre sur le terrain de l'une par l'autre, qui s'est soldée par un procès.
    (je l'ai faite courte parce que si je commence à partir sur l'histoire du village... on n'est pas rendu ! ).

    Et pis, en ville, va expliquer à ton patron que tu ne peux pas aller bosser parce que tu as 40cm de neige devant ta baraque !

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  24. C'est les O`Hara et les O`Timmins ? :)

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  25. Vois-tu, Wakajawaka, c'est exactement ce qui m'a fait fuir: les potins. Comme je n'entrais pas dans le moule (dans aucun moule connu, tout du moins), j'ai très vite été cataloguée "différente", et donc "inadaptée".

    On me reproche souvent de cracher dans la soupe, car je ne garde de ce bled aucun bon souvenir et que, d'une certaine manière, je renie mes origines, mais il se trouve qu'on m'a craché à la figure et descendue derrière mon dos pendant de très longues années, aussi ai-je été ravie quand j'ai pu arrêter les frais.
    Vivre en ville a radicalement changé ma vie, bien que celles sur lesquelles j'ai jeté mon dévolu n'ont rien de mégalopoles: avec leurs 250000 habitants, tant Rennes que Liège restent des villes à taille humaine où il fait réellement bon vivre... et la campagne est à portée de train!

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  26. Ahhh Eric! Grande question !

    (J'en ai vu des plus "marrantes" sur le marché. Un jours deux petits vieux se sont croisés -ce qui n'avait pas du arriver depuis longtemps apparemment- et on commencer à se taper à coup de cane aux cris de "Sale Rouge, etc." (aussi des insultes antisémites mais je ne me souviens que du "Sale Rouge". En face l'autre répondait par des "Collabo, t'en a dénoncé combien, etc.".

    Ça aussi c'est de l'histoire... vivante !

    Mais, je ne vais pas ternir le tableau, dans l'ensemble les gens sont bien ici et pas si médisant que ça -un peu long à comprendre la différence- mais peu de racistes etc. ce qui est très bon signe !

    (Bon, on a deux ou trois catho intégristes... j'ai même été obligé de travailler avec eux... erk ! ).

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  27. Avant le dénouement... une petite recette de circonstance en ces temps de fêtes : La tourte aux noix engadinoise (Je l'avais promise lorsque j'ai posté la recette du chocolat créole sur le "fragment pyjama").

    Tourte aux noix engadinoise (Engadine Nusstorte)

    Recette de Noël
    Pour 6/8 personnes

    Pour la pâte

    • 150 g de beurre à température ambiante + 1 noix pour le moule
    • 150 g de sucre
    • 1 œuf + 1 petit jaune
    • Le zeste d’un citron râpé
    • Éventuellement : Quelques gouttes d’extrait de bergamote
    • 375 g de farine

    Pour la garniture

    • 250 g de sucre
    • 25 cl de crème fraîche (à modifier à la baisse pour une garniture plus ferme... personnellement, je descend souvent au minimum - l'équivalent de deux grosses cuillerée - pour avoir la consistance d'un nougat fondant)
    • 25 g de miel (la proportion peut s’augmenter ; un miel d’acacia est idéal mais sinon le toute fleur fait l’affaire)
    • 250 g de cerneaux de noix (soit +/- 70 noix moyennes)

    Préparation : 30 mn
    Cuisson : 30 mn

    1. Préparer la pâte. Mélangez le beurre en morceaux, le sucre, l’œuf, le jaune et le zeste de citron (ainsi que la bergamote si l’option à été prise), puis ajoutez la farine en une fois et formez une boule de pâte sans trop la travailler.
    Réservez-la au frais au moins 30 mn.

    2. Faites chauffer la crème et le miel dans une casserole, mettez le sucre dans une autre casserole et faites cuire jusqu’à l’obtention d’un caramel clair.

    3. Versez alors la crème et le miel chaud sur le caramel (attention aux projections), remettez sur feu très doux pour faire épaissir le mélange, remuez puis ajoutez les cerneaux de noix, retirez du feu et laissez tiédir.
    Allumez le four thermostat 6/7 (200°C)

    4. Beurrez un moule de +/- 25cm , et tapissez-le de papier sulfurisé beurré.
    Séparez la pâte en trois parties, étalez une des parties dans le fond du moule, une autre autour du moule, versez le mélange aux noix sur la pâte puis terminez avec la dernière partie pour recouvrir la tourte.

    5. Appuyez pour souder les bords avec les dents d’une fourchette puis piquez la pâte de quelques coups de fourchette. Avec les chutes de pâtes et un emporte pièce on découpe traditionnellement des petits motifs animaliers que l’on pose sur le gâteau.

    6. Faites cuire la tourte au four 30mn puis laisser refroidir.

    Cette tourte est meilleure à partir du lendemain et peut se conserver plus d'une semaine à température ambiante enveloppée de papier d’alu. (Attention, ce gâteau craint l’excès d’humidité). je trouve qu'elle gagne à être consommée après un peu de temps : les arômes se mêlent et s'affinent.

    Si l'on tiens à consommer du vin avec, servir avec un Malanser Pinot Gris, un vin jaune du Jura ou un vendange tardive d’Alsace : mais surtout pas du champagne !

    Bon appétit !

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  28. « mais surtout pas du champagne ! »

    Valable en toute circonstance, à mon avis... :)

    Sinon, ça m'a l'air bien bon comme tourte... je crains un peu la séquence "Versez alors la crème et le miel chaud sur le caramel" qui me semble être la clef de voûte de la chose... et comme je ne me suis jamais essayé à faire du caramel...

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  29. C'est un passage délicat en effet.
    J'utilise une casserole à hauts bords pour limiter les projections.
    (Je me suis fait ce petit plaisir depuis quelques années de ne plus acheter que du matos de cuisine professionnel. (mais pas tous les quatre matins : je ne suis pas Crésus! ).
    Quand on fait le rapport prix/durée de vie, on se rends compte que c'est bien plus avantageux que le matos grand public qu'on doit changer tous les cinq ans). Sans parler du confort de travail :)

    La première fois que j'ai fait ce gâteau, je me suis retrouvé crépis de gouttes de caramel (heureusement j'étais en manche longues).
    Ma casserole était vraiment trop petite, et j'ai hésité en intégrant mon mélange au lieu d'y aller tout de go et de touiller tout de suite.
    Le manque de confiance en soi, ça peut coûter cher en cuisine !

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  30. Moi, je verse la crème et le miel chaud directement sur mes convives qui se seront, comme il se doit, dénudés pour l'occasion afin de ne pas salir leurs habits.

    Comment ça, je prends mes rêves pour des réalités?

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  31. il faut que j'essaie cette recette, Wakajawaka. Elle me tente à fond et tant pis si ce n'est plus Noel.
    D'ailleurs je te souhaite une excellente nouvelle année 2011 ! J'espère que le paysage par ta fenêtre restera toujours aussi envoûtant pour le plaisir de vivre là où tu vis (est-ce en Engadine ? Mais que je suis curieuse !).

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  32. Bien loin du pays natal de la tourte ! Ici les gâteaux traditionnels les plus connus sont la galette de plomb et le cornet de Murat ;)

    Ce n'est pas vraiment une région à dessert, plutôt de plats salés qui tiennent au corps.

    Comme j'aime ce qui est bon, je suis cosmopolite des papilles, capable de me damner pour un vrai kuggelhoff, un kunvar kulfi ou un véritable christmas pudding irlandais :P

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  33. Ah mais oui mais en plus tu as déjà mentionné le fait que tu te trouves en Auvergne ! Suis-je étourdie ! Je dois avoir trop de mal à me représenter l'Auvergne avec des sapins et de la neige. Ce qui prouvent la force des images qui nous imprègnent !

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  34. Il faut dire que c'est une région qui a eu mauvaise presse pendant des décennies (Pour certains humoriste dire que l'on est de Clermont-Ferrand est le summum du plouc... paradoxale quand on sait que c'est la cinquième ville universitaire de France).

    Ajoutons à cela une grande diversité de paysages (entre les grands plateaux arides couverts de bosquets et de ginestes et les monts volcaniques couverts de grandes forêts de résineux, entre les grandes plaines céréalières des limagnes et les réseaux de combes et de vallées,les lacs volcaniques, etc.

    Histoire de brouiller un peu plus le tableau, c'est aussi la région de France avec l'ambitus thermique le plus grands (hivers qui descendent parfois en dessous de -25°C et étés qui montent parfois bien au dessus de 40°C).

    Nous avons même des marécages et des près-salés (sel gemme exfiltré par les sources).
    Ajoute à ça que nos vaches sont rousses comme le diable (La
    Salers et l'Aubrac), et il ne manque plus que le dahu (ou un raton laveur) pour compléter le tableau !

    Ah si, j'oubliais : courant 1987, le loup a failli se réintroduire naturellement en région péri-urbaine (à coté de Lempdes / Haute Loire). La femelle Alpha et sa harde ont été capturés puis déplacés vers l'Italie !

    Dure à décrire cette région ! XD

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  35. Le cadavre exquis d'accord mais est-ce que la drogue (de tout genre, licite ou non) est fournie pour écrire la suite de cet O.L.N.I.?
    Anaïs (le "fusil à pompe")

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  36. Petite parenthèse :

    Salut Waka.

    J’ai laissé un mot il y a déjà pas mal de jours sur sexactu expliquant que je n’y remettrais plus les pieds. Maladresse oblige, j’ai reçu un mail au bureau –non issu de Maïa, mais suite à une conversation initiée chez elle- et maintenant je suis grillé, mon pseudo est grillé. A savoir que chez Maïa le dernier pseudo utilisé lors d’un com s’enregistre et il suffit d’aller sur mon poste pour vérifier si je suis active ou pas. Sexactu, pour moi c’est définitivement terminé... et puis internet, de façon générale, va falloir que je modère. J’en abusais. Je reste présente chez Mlle Catherine (à condition qu’elle arrête de m’envoyer sur les roses pour non respect des règles… Même sur internet faut être sage, pffff… ^_^ ).

    Bref, juste pour te dire que –nostalgie oblige- j’ai visionné Sexactu une paire de fois depuis, et ce matin je tombe sur des échanges que tu as eu avec une certaine « Anaïs ». Toute Anaïs qui s’exprime chez Maïa n’est plus moi. J’avoue que ça m’embête, surtout lorsqu’on fait preuve d’un poil d’agressivité. Et même si ça paraît absurde, parce que personne ne sait qui je suis réellement, qu’on évolue tous dans un monde virtuel, je n’aime pas qu’on puisse m’imputer des pensées qui ne sont pas les miennes.

    Bises à toi… et meilleurs vœux pour 2011, santé et plein de polyamoureuses ^^ !

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  37. Hého, je suis pas agressive, c'était l'unique fois en 3 ans que j'avais un problème avec un lien.
    Et puis je ne mes pas de site lorsque je commente, donc mon nom ne s'affiche pas en rose comme le tien, donc il n'y a pas de confusion. Et puis je n'ai commenté que 3 fois, ta réputation est sauvée.

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  38. @bloody. Je suppose que tu t'adresses à moi ? En même temps je ne comprends pas bien... Mon nom ne s'affichait pas en rose. De toute façon moi-même je n'ai pas été assez précise ci-dessus. Je ne pensais pas à toi... Anaïs ? en parlant d'agressivité, je parlais de façon générale... et par ce que j'ai connu ce problème par le passé : un internaute qui utilisait le même pseudo que moi et qui commentait le plus souvent quand je m'absentais longtemps en tenant des propos agressifs et pas du tout dans le même sens que moi. C'était vraiment très étrange, et ça provoquait pas mal de confusion.

    Moi j'ai beaucoup commenté chez Maïa. Et en fait, tout ce que je veux, c'est que les personnes avec qui j'ai pas mal discuté et passé de bons moments sachent à quoi s'en tenir et ne me confondent pas avec d'autres internautes... ce n'est pas dutout une question de réputation (?!)

    Heu... sorry Waka ! Vous allez tous me manquer, c'est certain...

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  39. @Anaïs (apparemment, il y a un problème de co, j'espère que je vais pas faire un double post)
    Oui je m'adressais bien à toi et j'utilise aussi mon prénom Anaïs sur sexactu.
    Je comprend ton problème, on a assisté à une fake Maïa agressive envers des lecteurs. Je ne pense pas commenter régulièrement comme tu le faisais mais à l'avenir, je préciserai dans le pseudo que je suis une autre Anaïs (ou j'utiliserai un pseudo), ça sera moins confus pour tout le monde.
    Bien sûr le terme "réputation" était mal choisi, c'est ce qui arrive lorsqu'on commente des blogs à n'importe quelle heure :)
    Il y a une bonne ambiance sur sexactu donc je ne voudrai pas me lancer dans du trollage ou dans des conflits puérils.

    Ton expérience me donne envie de profiter des années de liberté à la fac où notre utilisation d'internet n'est pas (encore) surveillée.

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  40. N'en fais rien... continue à commenter comme tu le fais, comme tu veux, avec ton prénom (c'est joli Anaïs ^^). Je voulais juste que quelques personnes soient au courant pour mon absence... démarche qui en réalité est un peu stupide : T'es là pour discuter c'est très bien, t'es pas là c'est pareil ! Le monde virtuel est encore plus cruel que le monde réel ^_^

    Faudra juste que je vois avec mon patron pour qu'il ne me croit pas en train de tchatcher pendant le boulot...

    Merci Waka de permettre cette échange, bye !

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  41. Je ne sais pas si c'est toi mais il y a une Anaïs qui a commenté récemment, pour éviter d'avantage de confusion je ne mes plus que A. maintenant.
    Je ne trouve pas ça stupide, c'est l'identité numérique, certes différente de la vraie vie avec les gens dehors mais comme elle est basée uniquement sur l'intellect (quoi que l'on peut en douter avec les Trolls) forcément, on tient à ce qu'il n'y ait pas de méprise.

    C'est quand même inquiétant cet histoire de patron, encore c'est compréhensible pour les usages abusifs mais dans ce cas autant sanctionner les longues pauses cafés/pipi. La navigation privée marche ou c'est une légende urbaine? A supposer qu'elle soit possible sur un PC pro. Reste sinon la solution du Smartphone, avec le Blackberry curve à 9€, ça permet de geeker tranquillement et plus discrètement.
    Et si tu change de pseudo sur Sex Actu, il ira toujours vérifier le patron?

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  42. Ça peut aller assez loin en effet.
    Quand tu évoques la "pause pipi" sache que la gérante d'un magasin de fringue pas très loin d'ici gardait la clé des WC de sa boutique sur elle, et les WC fermés.
    Lorsqu'une employée voulait se soulager, elle devait lui demander, et le temps passé aux WC était déduit du temps de travail, ainsi que toutes les pauses.
    Il en résultat :
    1 - une ambiance pourrie
    2 - que les filles ne marquèrent plus les pauses obligatoires.
    3 - Qu'elle se débrouillaient pour s'éclipser (avec la complicité des autres filles) et aller uriner dans les WC à l'autre bout de la galerie commerciale.

    L'affaire se termina devant les prud'hommes après qu'elle eut fait un esclandre et renvoyée une des filles prise sur le fait.

    Les radios locale en ont parlé comme d'une affaire scandaleuse, et puis ça s'est tassé.
    Depuis, la gérante est toujours en place, et toutes les filles qui bossaient à cette époque ont été virées pour différents prétextes. Certaines ont été harcelées jusqu'à ce qu'elles craquent et démissionnent.
    Mais ça, ça a beaucoup moins intéressé les médias que l'affaire des WC.
    rien que de très normale en somme.

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  43. @Anaïs. Comme je le dis plus haut, chez Maïa, le pseudo utilisé lors du dernier commentaire s'enregistre et il suffit d'aller sur mon poste pour vérifier si je commente encore. Je peux toujours utiliser un pseudo tout à fait commun et prétendre que ce n'est pas moi... il y a certainement des méthodes pour contourner la surveillance, mais honnêtement j'en ai pas envie !

    Il ya longtemps j'ai travaillé dans un très grosses société de transport et je me souviens des collèges qui quittaient constamment leur poste de travail pour aller boire un café et surtout fumer. C'était le début des interdictions et donc le chef d'agence demandait aux employés de s'isoler dans une pièce. Personnellement je ne fumais pas et je ne buvais pas non plus de café dans la journée. J'avoue que je pestais tout ce que je pouvais de les voir tout le temps barrés tandis que moi je travaillais non stop... je n'avais pas d'excuses ! Tout ça pour dire que lorsque j'ai commencé à surfer j'ai considéré ça comme ma pause cigarette. Mis à part quelques patrons obsédés par le rendement, il y a quand même une certaine tolérance vis-à-vis de pauses "grappillées". Là où je travaille aujourd'hui, je suis seule au bureau, je n'ai plus de collègues, juste le patron (j'ai eu du mal à supporter les médisances et les manoeuvres arrivistes de bureau, mais le vide complet c'est pas drôle non plus... ça explique en grande partie le pourquoi je discute autant sur le net !). Bref, je vois le patron pester contre les ouvriers à l'atelier chaque fois qu'ils se mettent à discuter. De temps en temps il met le holà, mais la plus part du temps il ne dit trop rien, il tolère parce qu'il a conscience que mettre la pression ne solutionne rien et qu'on a tous besoin de pauses. En ce qui me concerne, mon plaisir à discuter fait que, petit à petit j'en suis venue à abuser, c'est comme si j'allais faire pipi tous les quarts d'heures... c'est quand même pas normal. On est payé pour faire un travail... s'il est si pénible que ça, eh bien il faut changer ! C'est comme dans les couples... Je vois sur sexactu, c'est tout juste si on ne traite pas de lâche des individus qui continuent à vivre en couple alors qu'ils ne sont pas heureux. Ah... mais c'est que ce n'est pas aussi facile le changement ! Perso, ce n'est pas ce qui m'intéresse, faut juste que je trouve le moyen de recharger les batteries correctement !

    En tout cas, chez Maïa il y une excellente ambiance, profites-en bien ^^

    @Waka. Tu n'écris plus sur ton blog ???

    Tu sais, je t'ai trouvé susceptible à propos du polyamour, agaçant aussi... mais j'ai quand même beaucoup réfléchi autour de tout ce que tu as expliqué et c'est fort agréable... Tu es un... comment dire... partenaire/adversaire de taille ! ^_^

    Bises

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  44. Le plus chiant dans ce domaine, c'est quand tu travailles à un poste d'accueil et qu'il ne passe que deux ou trois personnes dans la semaine (parce que fin de saison).
    Pas de net, pas de texto (en fait j'ai horreur des textos -comme du téléphone quand les appels ne sont pas justifiés).
    Et bien sûr, pas le droit de sortir un livre ou un magazine, vitrine sur la rue oblige.
    8h par jour a n'avoir que ta pensée pour compagnie et occupation pendant des semaines.
    Le temps paraît interminablement long (comme quand on poireaute dans une salle d'attente).
    A la fin, ça me bouffait le moral, rien que de reprendre ma journée, j'avais envie de me tirer une balle.

    Sinon, j'écris encore, mais j'avais mis la suite en suspend dans l'attente d'un éventuel cadavre exquis ^^

    Je relance la suite incessamment sous peu !

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  45. Je relance la suite incessamment sous peu !
    Ben figure-toi que tu as intérêt ;)

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