A la demande de l’association de défense des cailloux, Osons le cailloutisme !, je me vois contraint de publier un droit de réponse, faisant suite aux propos tenus ici même par un piaf vaguement défraîchi.
Nous, Osons le Cailloutisme !, nous devons de réagir au nom de toutes les Granits, schistes, calcaires et travertins, meules, montagnes, grains et moellons.
Non, les pierres ne sont pas vos ennemis, ni de sombres truffes ainsi que l'auteur le profère à longueur de bile, via le truchement d'un personnage douteux.
Pour voir apparaître quelques mots sensés dans ce tissu d’ineptie, il nous faut regarder du côté des commentaires.
"J'aime bien les pierres, principalement les galets, si doux... mais surtout si solides, si fiables" ; "Les pierres ont le mérite d'être là, toujours !".
C’est bien dans leur constance, leur capacité à se polir doucement et à ne jamais faire faux bon que les pierres se distinguent.
On comprend pourquoi l’auteur, tout à sa tâche de flétrissure de l’esprit lapidaire, s’est bien passé de répondre à ces mots pleins de sagesse.
Au lieu de cela, il étale complaisamment un tapis de contrevérités, affirmant que les pierres sont d’une stupidité sans bornes, et sourdes de surcroît –quoique chez l’auteur, ces deux tares semblent indissociables. Preuve d'un grand mépris pour les malentendants.
C’est pourtant dans la pierre que l’on grava les premières tables de la loi, et dans la pierre que l’on célébra la sage Minerve !
Mais il préfère confondre timidité caillouteuse et gaucherie, réserve et aphasie.
En vérité frères cailloux et sœurs caillasses, en vérité je vous le dis, c’est là œuvre d'un être nuisible !
Pis encore, l’auteur avance, toujours sous couvert d’humour, que les cailloux sont foncièrement mauvais de nature que, je cite : "la principale constante (des cailloux) est de faire mal», des «être(s) potentiellement nuisible(s)".
A quand les gravières du Vel d'Hiv ?
Les déportations massives de grains de sables ?
L’éradication de tous les blocs marbres dans des fours à chaux ?
Je le dis, frères siliceux, c’est un appel au cailloucide qui est proféré dans ces lignes !
Si l’auteur de ces lignes avait un tant soit peu de discernement, c’est aux méprisables éponges qu’il s’en serait pris, car, qu’y a-t-il de plus mou, veule, informe et dépourvu de caractère qu’une éponge, hein ?
Jean Sébastien Marbre, Président de Osons le Cailloutisme !.
(Fin du droit de réponse)
(Musique : Alain le Pastouriau, Claudivin de Bussy & E-A Jatte - Comment chut la cahute qui coûtait bonbon. ).
Tout d'un coup me (re ?)vient (mauvais jeu de mots, sans doute) à l'esprit le nom de Ponce Pilate. Ce qui serait - encore une fois !?! - gravé dans...la Nouvelle pierre, non ?
RépondreSupprimerSans vouloir m'étendre sur le sujet (être Saint Thomas ou... pas), je suppose qu'il y en a un (?) qui n'a pas dû tellement apprécier le traitement.
Difficile dans ce cas, cher Sébastien, de rester de marbre, surtout si l'on n'a pas un cœur de pierre.
J'ai soudain comme un doute quand au titre, qui, bien involontairement suggérerait que ce n'est point le cœur qui est de pierre abrasive mais le fondement.
RépondreSupprimerUn lapsus-cailloux ?
RHÔÔÔ, Wakajawaka, point de lapsus-cailloux, ici, car le «fondement» même des propos tenus ici n'avait-t-il pas le cœur (ou son manque) pour principal sujet ?
RépondreSupprimerMa raie-plique (plic ?) m'a tout l'air d'être à côté de la plaque... :(((
Je file en catimini, d'ailleurs ;)
Si la raie-plique s’emmêle !
RépondreSupprimerCousine germaine de la raie-ploque avec la quelle elle va souvent de paire (d'où le "pliqueploque" que chantent les gouttes d'eau) elle est aussi plate que la raie-plaque pas plouc à côté de laquelle elle se tient.
Du cœur ou de son manque la raie au mur sait bas ç'te pôle d'attraction qui du cœur à l'endroit au cœur à l'envers, met sens dessus dessous la raison des pierres.
Mais les pierres sont elles vraiment douées de raison ?
Mystère et boule de craie.
(Je sens que je vais encore me faire lapider)...
\°O°/ !!! :-°, :-° !
RépondreSupprimerJe verrais plutôt un autel (en pierre, bien sûr ;)) ) érigé à la gloire du Wakajawaka qui disserte fort bien (j'aurais pu dire sertir, qui se réfère aux pierres PRÉCIEUSES) et apporte sa pierre (encoooore ^^) à cet édifice linguistique...
Heûûûû, voui, je... enfin, bref, pas besoin de se demander qui est le MAÎTRE des lieux, ici, et pourquoi, n'est-ce pas ?
Après, concernant la «raison», ne s'agit-t-il pas d'une faculté propre de l'esprit humain (définition Wikipédia) ?
M'en vas cogiter là-dessus, :))
Les pierres ont le mérite d'être là, toujours... Mais il est toujours possible de les déloger d'un coup de pied. Quant aux éponges... t'es pas juste, les pauvres, elles récupèrent toute la crasse des autres ! ^_^
RépondreSupprimerDonc, deux questions de prime importance se font jour, à la suite de ces échanges :
RépondreSupprimer- l'esprit humain est-il un bloc de pierre ?
- les éponges ont elles une âme ?
Après moult zexpériences je peux apporter certaines réponses.
- Si l'on tape sur le système de l'être humain, même le plus endurci, il craque, se fissure et parfois s'effondre.
J'en conclu que celui ci ne peut-être de pierre, même molle, tout au plus de chocolat glacé ou de halva.
- Si l'on tape du pied dans une éponge, elle absorbe mollement en giclant son contenu à l'entour, ce qui peut donner à penser que l'éponge ressent la douleur ou, tout du moins, fait comme si. Ce dont nous pouvons déduire que les éponges, si elles sont douées d'une âme l'ont inconsistante et déprivée de caractère.
- Afin de parfaire l'expérience et de lever toute critique, j'ai interverti les protocoles expérimentaux.
Il ressort que, si l'on essai de taper sur le système d'une éponge - même de la manière la plus cruelle (en dégustant un pot de glace aux noix de pécans caramélisées à sa barbe par exemple)- celle ci reste impassible.
Lorsque l'on tape du pied, même avec la plus grande douceur dans un esprit humain préalablement débarrassé de son enveloppe crânienne, celui ci absorbe mollement le choc, giclant son contenu à l'entour.
Conclusion : les éponges sont des pierres et l'esprit humain est une éponge.
Logical isn't it ?
Faut voir... Je lance une réflexion sur la matière - ou le matériau - dans lequel sont fait ces... objets ?
RépondreSupprimerConsidérer le cerveau comme un objet me paraît un tantinet bizarre, mais, si on suit ta démonstration, Wakajawaka, on en arrive à cette conclusion aussi :(( (On dit aussi d'une personne quelle est l'OBJET de son désir, très intéressant cette dénomination...)
Donc, en ce qui concerne la matière (première ?) de ces choses, cela pose des questions, non ?
Éponge --> pierre, oui, j'ai un très beau fossile de ce Porifera ^^, qui ressemble à un cerveau, d'ailleurs.
Qui dit fossile dit statuaire, qui dit statuaire dit pierre, la boucle est bouclée, MAIS (je renvoie à cet article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Spongiaire), ce sont des organismes dépourvus de systèmes nerveux !
Peut-on dire que le cerveau en est dépourvu ? Et le cœur (aussi dur que de la roche...), n'est-il pas lui aussi innervé ?
Énervant, vraiment, cette histoire de système (nerveux) :))
Déjà, je trouve qu'on accorde beaucoup d'importance à la Pierre, négligeant souvent les Paules et les Jacques, ce qui est grande injustice.
RépondreSupprimerCeci dit, rendons à César ce qui est à César, et les faux-cils à Louise Brook.
Faux-cils dont on sait qu’ils ont tendance à s’accréter de manière naturelle autour des objectifs de caméra, sur les plages de la Croisette et en bien des endroits que ma maman m’interdit de nommer ici.
Si le cerveau est une éponge, les éponges des pierres -et donc le cerveau de pierre- on peut supposer que le cerveau est constitué de roches volcaniques à microlithes, ce qui expliquerait sa capacité à "résonner" quand on le secoue (les petites billes de pierre s'agitant alors comme des clochettes dans leurs vestibules-bulles).
Les songe-creux seraient-ils des gens handicapés des microlithes aux alvéoles bubulesques toutes vides ?
La statuaire renvoi instinctivement au diner de pierre, d'où la statue du commandeur erre, causant moult effrois à l'échaudé de service, je nomme : M. Juan, "Don" de son état.
Mais alors, si l'on parle de statues-errantes, les statues peuvent-elles être dépourvues de système nerveux et de par là, les pierres ?
On peut en discuter.
Certaines pierres sont pleines de nerfs -au moins autant qu'un steak dans l'araignée, mais bien plus difficile à dénerver, (j'ai donné un bout de marbre à mon boucher, et bien, il a été INCAPABLE de le dénerver, ce qui en dit long sur la solidité des pierres les plus tendres et sur l'incompétence de mon boucher).
Chez ces organismes pierreux, veines et nerfs ne sont qu'une seule et même chose, confirmant que cailloux et hommes sont issus de règnes différents.
Mais alors comment le cerveau pourrait-il être de pierre ?
Pourrait-on bâtir une théorie -déchevelée- selon laquelle les cerveaux seraient des symbiotes crayeux qui ont choisi le confort douillet de la boîte crânienne pour domicile ? Serions-nous d’innocents organismes manipulés par les pierres depuis des millénaires ?
Ne venons-nous pas de révéler le grand complot des cailloux, qui, se faisant passer pour les victimes de la vindicte, sont en fait nos bourreaux de toujours ?
Sans me risquer à des conclusions trop lapides, je dois admettre que tous ces faits me troublent.
Je sais maintenant que c’est d’un jet de pierre qu’a été tué JFK.
Pas de veine pour JFK alors :)
RépondreSupprimerMais je n'ai jamais dit que le cerveau était de pierre, la preuve, alors qu'il est le siège (vu son emplacement, en haut du tronc, l'anatomie humaine en prend un coup XD) du raisonnement, il est capable, par opération complexe, de modifier les données qu'il émet : donc pas statique, ni rigide, mais au contraire modifiable, mouvant, apte à intégrer des changements.
Bon, chez certains, l'inflexibilité (de pierre ?) a tendance à être le fondement (encore !) de la personnalité, ce qui induit le fait que le cerveau peut se muter en pierre, mais le contraire ?
Frankenstein à la rescousse !!! Une décharge de courant pourrait-elle animer les nerfs d'un roc ?
HIHIHIHI, je pense à la «tête» de cette pauvre éponge si on lui appliquait ce traitement...
Le cerveau est le fondement ?
RépondreSupprimerJ'y regarderais à deux fois avant de m'asseoir désormais !
Je ne dirais pas non d'un cerveau qui absorbe les informations comme une éponge, ou bien d'un cerveau aussi inébranlable qu'une pierre... Mais... je me demande s'il peut être fait d'un matériau combustible car... en lisant ces commentaires de haute voltige, j'ai le mien qui fume ! ^_^
RépondreSupprimerAïe, Véro, je m'en voudrais de ne pas faire cette remarque, mais il me semble qu'il y a une expression qui dit : «Avoir le feu au... fondement», et si on suit la pertinente démonstration de Wakajawaka, c'est un peu le cerveau dont il est question :D !
RépondreSupprimerComme quoi, il y aurait fusion (ce n'est pas toi qui parlait de la relation fusionnelle ?) entre la raison et... le sexe ???
Mamma mia, que de circonvolutions pour en arriver là, me semble-t-il...
Eh bien voilà... CQFD by Pimprenelle, yeaaaaah ! ^_^
RépondreSupprimerPS : J'ai dit qu'il y a fusion entre la raison et le sexe ? Moi ? Ouh la la... ça a cramé sec dans ma tête ce jour là...
Non, non, Véro, je ne me permettrais pas de conclure que tel était ton propos !
RépondreSupprimerExtrait des commentaires de «De choses et d'autres», ici même (sur CE blog °~°) que tu as fait, Véro :
«un exemple de fusion hors de la structure de couple : Le fan et son idole !»
«il n’y a pas besoin d’être dans une structure de couple pour "fusionner"… !!!»
J'envisageais simplement l'idée que la combustion fondement-cerveau s'applique à l'amour, ou au sexe. Ce qui lui donne tout de suite plus de légitimité que la "consommation bourrinesque" qu'on lui attribue habituellement.
Ouais, de la pierre au sexe, je m'égare beaucoup, je sais...
Mais bon, une autre preuve que nous ne sommes pas des robots, rigides et durs comme la pierre (quoi que, il y a des fois où la rigidité... ^^ STOOOOP !). Je m'enfuis...
Ah ben voilà qu'on donne à plein dans la volution pas "circon" pour deux sous !
RépondreSupprimerHmmm... si le fondement et le cerveau sont les deux extrémité de notre raisonnement et, qu'emportés par un courant de vaticinations de haute volée allant alternativement de l'un à l'autre, il y a eu "fusion entre la raison et le sexe", le désir et le plaisir ne seraient-ils que les résidus d'un pétage de fusible ?
Pour ce qui est des sexes de pierre (polie ou taillée), je soupçonne que c'est grâce à leur usage intempestif durant l'ennui des froides saisons au fond des grottes que l'homme (et la femme) inventèrent le feu bien malgré eux.
Et le Zircon flexe aussi trouva une utilité pour la femme : symbole de la solidité des sentiments de l'homme pour elle ? Donc définitivement pas un quelconque caillou rigide...
RépondreSupprimerDeux sous, deux sous, c'est vite dit, ma foi ^_^
Des dessous en Zircon ?
RépondreSupprimerÇa risque de gratter... O_ô
Mais c'est certainement plus classe que des dessous en pierre ponce ou en éponge !
@Pimprenelle. Je te crois vonlontiers. Je me moquais de moi, de cette tête qui crame sec à force d'écrire n'importe quoi ^_^
RépondreSupprimerEt puis je ne fais aucunement preuve d'ironie, la combustion "fondement-cerveau" était bien amenée. Comme je l'ai déjà dit, il y a maintenant des lustres -et des guirlandes-, la manière dont vous jonglez avec les mots et les idées m'épate !