samedi 30 octobre 2010

Passages obligés : quatrième commandement -d'un mirliton tu revêtiras la parure

Peau-aime chat

'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn
'brn-rhn 'brn-rhn

Et ainsi de suite

1994

(D'une pierre deux coup, j'expédie la pou'hésy et les obligations félines) 

jeudi 28 octobre 2010

Passages obligés : troisième - la recette, j'y coupe pas !

Recette de la limace farcie (pour six personnes).
(composée à la demande expresse d'une mie).

Prenez :

-         Six belles limaces tachetées, orange ou noires, la couleur importe peu, sinon pour le résultat visuel.
-         Une belle salade de saison (scarole ou frisée)
-         trois carottes
-         un bel oignon
-         une pomme de terre
-         deux steaks hachés
-         deux œufs durs
-         un œuf frais
-         cumin, sel, poivre, Tabasco, fenugrec en feuilles et en graines
-         un citron
-         une bouteille de vin de  la  Clape, « Mire L’Étang » rouge

Installez confortablement les limaces sur un lit de salade pour les faire patienter (disposez la salade en couches harmonieuses avec un minimum de soin, sinon elles vont faire la gueules vos limaces, et vous aurez l’air malin lorsque l’un de vos invité s’exclamera « hé, ma limace elle tire la tronche : c’est normal ? »).

Commencez par mélanger la chair des steaks et les œufs durs ensemble en écrasant à l’aide d’une fourchette.

Détaillez l’oignon en lamelles.

Jetez un œil à vos limaces pour voir si elles vont bien (une limace pas fraîche et c’est l’indigestion assurée).

Constatez que le saladier est vide et que les limaces se sont barrées en vous laissant un mot.

Lisez le mot : « Merci pour la salade, la prochaine fois on veut du mesclun et des salicaires ».

Déchirez-le et courez au jardin chercher une autre salade et six limaces...


Recette de la limace farcie (pour six personnes). (Deuxième)

Mêmes ingrédients que précédemment et même méthode.

Préalablement : couvrir le saladier d’un plat surmonté d'une grosse pierre (une fois les limaces introduites à l’intérieur du récipient).

Faites cuire la pomme de terre et réduisez la en chiffonné grossier à l’aide d’une fourchette.

Jetez un regard mauvais vers le saladier ou les limaces s’empiffrent.

Râpez les carottes et disposez les en nids que vous arrosez du jus du citron.

Lancez un œil vers le saladier : tout a l’air normal ?
Lancez y une oreille aussi.
Voire les deux, car vous êtes vraiment sourdingue pour ne pas avoir entendu ce bruit !
Quel bruit ?
Mais le bruit !

Soulevez la pierre...

Plus de limaces : et votre joli saladier est foutu car elles y ont percé un trou.

Jetez la chignole qu’elles ont abandonné derrière elles et lisez le second mot : « On avait dit du mesclun et des salicaires ! ! ! ».

Retourner au jardin.

Chopper ces six p... de limaces grasses comme des cochons qui se prélassent au milieu des choux, et les coller dans une boite en fer fermant à clé, avec le mesclun et la salicaire que vous aurez préalablement acheté en épicerie fine, "même-que-ça-coûte-la-peau-des-fesses-en-cette-saison-mais-il-faut-ce-qu’il-faut" !

Reprendre la recette au point précédent.

Débouchez le vin.

Intégrez la  pomme de terre artistiquement au milieu des nids de carotte.
Réservez au frais.

Buvez un petit verre... parce qu’il commence à faire chaud dans cette cuisine et que vous avez bien besoin d’un remontant après tous ces efforts.

Salez la farce, mettez y trois gouttes de Tabasco, une pincée de feuilles de fenugrec réduites en poudre, une demi cuillère à café de cumin et autant de graines de fenugrec...

Buvez un autre verre parce que vous n’êtes pas sûr que le vin soit bon, puis un troisième parce que –si– finalement, il est carrément très bon !

Asseyez vous deux secondes.

Armez vous d’un tire bouchon et d’une brochette qui vous serviront à éviscérer les limaces.

Ah... ça tape à la porte –un contretemps– allez ouvrir.

Tirez une tête de six pieds de long en voyant les six policiers et l’avocat de « S.O.S. limaces en danger » qui vous accuse de mauvais traitements à limace pouvant entrainer la mort.

Niez !
Niez tout en bloc !

Devenez livide en découvrant les photos que les limaces ont pris de vous grâce à leurs téléphones portables.

Reconnaissez les faits et offrez un verre de vin aux agents.

Prenez une amende pour tentative de corruption active d’un officier des forces publiques durant ses fonctions.

Payez tout de suite et sans discuter !

Regardez les limaces partir aux bras de l’avocat en vous faisant des bras d’honneur.
Quoi ? Les limaces n’ont pas de bras ? C’est pas grave de toute façon vous êtes bourré !

Vos préparations sont saisies comme pièce à conviction. Et vous signez l’accord à l’amiable tendu par l’avocat sans prendre le temps de le lire.
Hypothéquez votre maison vendez vos meubles et votre chien : vous êtes ruinés.

Terminez la bouteille et pleurez sur votre triste sort car il ne vous reste rien. 
Rien ? Ah... si : il vous reste un œuf !

Faites vous cuire un œuf.

Ah m... ! Vous n’avez plus de cuisinière.

Écrasez l’œuf cru sur votre tête,  et léchez le jaune dégoulinant de vos cheveux à l’aide de vos doigts, assis par terre au milieu de votre salon, en terminant la bouteille de vin au goulot.

Contemplez les murs nus d’un air niais et cherchez des yeux l’endroit où se trouvait votre canapé.

Couchez vous en chien de fusil parce que le sol vous appelle et qu'un petit somme dans les bras de maman-limace ne vous ferait pas de mal.

Au réveil constatez que vos meubles ne sont pas revenus, qu’il fait froid et que vous avez les cheveux tout collés par un genre de truc dégueu. En plus vous vous tapez une sérieuse gueule de bois.

Souvenez vous de tout.

Quelques heures immobiles à contempler le mur plus tard, vous avez une idée lumineuse. Du moins, plus lumineuse que le salon, vu qu’ils ont même embarqué les ampoules.

Essayez de vous lever sans vous cogner dans les portes.

Déguisez vous en limace à l'aide d'un vieux duvet et collez vous sur une belle feuille bien grasse dans le jardin de votre p...  de voisin.
N'oubliez pas de poster la recette de la limace farcie dans sa boîte : y’a pas de raison qu’il n’en profite pas...
Ricanez bêtement, le téléphone portable dans une main et la chignole de l’autre.
Ce soir vous serez riche...

(fin du premier épisode de "Charlie Contre Les Gastéropodes" : à vous les studios !).



mercredi 27 octobre 2010

Passages obligés : deuxième

L’avatarisation dûment et prestement expédiée, restait la question du contenu.

Mettre des liens en ribambelle vers des choses que j'aime ?
Vu.

Poster des poèmes enamourés/désénamourés : je t’aime, je ne t’aime plus, je te quitte/n’oublie pas le beurre ?
Déjà vu.

Des textes de chansons ?
Et mes droits d’auteur alors, hein ? J’allais en faire cadeau à Glougleuh ?!

Des recettes de cuisines alors ou des astuces ménagères, ou des blagues vachement drôles « même qu’elles ont fait rire ma belle sœur », des petits minous dans des paniers, des photos de yuccas, des conseils en sexologie…
D’autres le faisaient déjà bien mieux que je ne pourrais jamais le faire.


Oh rage oh désespoir, ohhh xhtml ennemi, n’ai-je dont tant blogué que pour caler ici ?

Le secret ultime du blog était pourtant simple : il fallait mettre de soi.
Mais de la soie, je n’en avais guère et il m’en eut fallu dérouler des kilomètres pour masquer mon flagrant manque d’inspiration.

Larme à l’œil et goutte au nez, je m’en allais clore là ce billet et remonter sur mon renard de feu quand l’idée me vint : resplendissante, éblouissante, grandiose, à proprement parler –et je pèse mes mots– sublimissimement géniale  !

D'aucunes me demandaient de me dévoiler un peu plus ?

Alors comme un demi boeuf guettant avide et tremblant de descendre l'escalier de lumière vers la scène immaculée de l'étal de boucherie, j'allais donner de moi :
trois ou quatre kilos tout au plus : une belle pièce d'épaule.

"Ça pour de l'épaule c'est de l'épaule" émit le Victor, la pipe à la bouche et l'œil brillant.

L'honneur était sauf : mon blog prenait vie et s'animait sous mes doigts émerveillés.
Désormais, rien ne serait jamais plus comme avant.






mardi 26 octobre 2010

Passages obligés : première

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes virtuels possible.
Le navire était lancé.
Le blog blogué.
Les choses auraient pu continuer ainsi jusqu'à la fin des temps sans que personne n'y trouve à redire, ni ne se plaigne que l'herbe d'à côté était plus verte, les poneys plus roses ou les yuccas plus fleuris.
Ou presque.

C'était sans compter sur la petite voix.

La petite voix ?
Vous la connaissez bien. C'est cette empêcheuse de bloguer en rond qui s'en vient susurrer à votre oreille quand vous baignez dans l'extase d'une autosatisfaction bien méritée -quoique que légèrement exagérée- qui vous donne cet air de chat repus à qui l'on aurait lifté les pommettes.


En fait de susurrement, c'est un éclat de rire nasillard qui n'explosa aux tympans.

- Ouhhh il n’a même pas d’gn'avatar !
- Un quoi ?
- Un A-VA-TAR ! T'es bouché ou quoi ?
- Un de ces grands machins bleu qui joue à touche-pipi avec les 
  cheveux ? Pour quoi faire ?
- Meuh nannnn ! Un avatar : une image qui permet de t’identifier du
  premier coup d'œil.
- Euh... et si je n’ai pas envie d’être identifié, moi, hein ?
  J’ai peut être pas envie de retrouver ma tronche partout sur le net, 
  hmmm ?
- T’as rien compris, on en a rien à faire de ta tronche ! Un avatar, c'est 
  n’importe quoi qui te représente aux yeux des autres : c’est ‘achement 
  important : c’est une image de toi sans être toi, pigé ?
- Ouais, ça va, je ne suis pas débile non plus : c’est moi sans être moi, 
  pour être le "moi" aux  yeux des autres.
- Yep, maintenant, t'as plus qu'à faire tourner ta turbine à fromage blanc !
- Gna ?
- Réfléchir couillon !
- Ho hé molo hein, je te rappelle que moi, c’est toi, alors la ramène pas !

(De longues heures et des milliers d'images plus tard).

- Ben alors toujours pas d’avatar ?
- Non.
- C’est pourtant pas dur : tu colles un chaton, un vampire, un canard en 
  plastique, et pis c'est marre : facile non ?
- Facile... mon œil !

(La direction tient à préciser qu'aucun cerveau n'a été maltraité durant la rédaction de ce préliminaire).
(Et ça se voit).
(...*sigh*...)

lundi 25 octobre 2010

Perturbations passagères

En raison d'une pluie d'écureuils enragés consécutive à l'explosion de quelques ridicules centrales atomiques après que j'ai oublié de débrancher mon fer à repasser qui a mis le feu à la maison et provoqué la rupture du barrage de Bort-les-Orgues, je n'ai pas trouvé le temps de terminer ce blog.
Je prierai les familles des défunts du vol Ryan-air 91584 de bien vouloir m'excuser pour les menus dégâts provoqués sur leur appareil par la libération de scories résultant du réveil du Pavin subséquente à la brutale dépression du lac alors que j'essayais vainement de circonscrire l'incendie à l'aide d'une motopompe non conforme aux normes 27b-6 de l'Union Européenne.


Une bonne chose subsiste qui mérite d'être relevée : avant que leur appareil ne s'écrase, ils auront eu droit à un menu de carpes rôties aux cendres de premier choix.


Et ça ce n'est pas rien comme dernier repas.


Alors : on remercie qui ?